Soyons attentifs !! Malgré la météo capricieuse, les premières grives sont observées sur le parc en migration pour atteindre leurs quartiers d’hiver.

Les grives, cousines des merles, font partie de la grande famille des turdidés (du latin « turdus » voulant dire « grive »). Ces passereaux de taille moyenne à grande, se nourrissent de petits invertébrés comme des insectes, des vers ou des escargots, mais sont également frugivores.

Certaines espèces sont présentes toute l’année, comme le merle noir, la grive musicienne et la grive draine, tandis que d’autre, uniquement l’hiver : la grive mauvis et la grive litorne.

Cela n’empêche pas les individus des pays nordiques de rejoindre leurs congénères (pour les espèces visibles tout au long de l’année) pour passer l’hiver en Europe de l’Ouest et du Sud. Les oiseaux scandinaves quittent généralement leurs zones de nidification en septembre et en octobre. Pour la plupart de ces grives, sauf la litorne, qui elle s’arrête au Sud de l’Europe, leur limite Sud de répartition hivernale est l’Afrique du Nord.

Plus rare l’hiver et peu commun en France en période de reproduction, nous pouvons aussi observer le merle à plastron, de mi-mars à mi-mai puis de fin septembre à fin novembre.

Depuis ce week-end au parc, nous pouvons observer des groupes de grives en migration avec des groupes allant jusqu’à 200 individus et plus (surtout lundi). En effet, ce lundi nous avons compté du haut du point de vue quelque 2250 grives litorne et 1250 grives mauvis en route vers le sud entre 13h et 15h.

Le 26 septembre sur la côte Ouest de la Finlande, à Kalajoki  un comptage incroyable de grives a eu lieu. On apprend avec la plus grande surprise que 430 000 grives litorne et 15 000 grives mauvis ont été comptées durant cette journée.

Serait-ce signe d’un gros arrivage de grive chez nous d’ici quelques jours ? Nous trépignons d’impatience de rencontrer (peut-être) ces oiseaux nordiques.

Texte : Léa Coftier / Illustration Pierre Aghetti