Zoom sur un petit papillon diurne bien courant dans nos campagnes et sur le parc : le tircis. Il est visible de mars à octobre, c’est donc un des derniers papillons que nous pouvons voir par journées ensoleillées.

En anglais, il est appelé « speckled wood » qui signifie « le bois tacheté », de par sa couleur brune et ses tâches jaunâtres rectangulaires sur le dessus. La face inférieure de l’aile est brun-gris avec des motifs qui lui permettent une homochromie des plus parfaite, telle une feuille morte. Les deux sexes sont semblables pour une taille relativement petite : entre 3,8 et 4,4 cm.

Ce papillon  recherche  des  milieux  herbacés  composés  de  poacées (graminées) bordées de zones arbustives  et arborées. Les prairies et les allées arborées du parc lui sont donc plutôt attractives.

Les poacées sont l’unique support de développement des chenilles du tircis. Comme beaucoup de papillons, et pour de nombreux autres insectes, les tircis ont leurs plantes hôtes, des plantes liées à l’insecte. La plante hôte est ainsi un « lieu » de reproduction, où sera déposée la ponte et qui servira de nourriture aux larves jusqu’à leur croissance jusqu’à leur prochain stade de vie.

Les imagos se retrouvent fréquemment au sol ou sur des feuilles basses afin de profiter des rayons de soleil. Dès que nous lui faisons de l’ombre, hop,  il s’échappe et cherche un nouveau coin de lumière.

Le mâle à un comportant territorial assez marqué et va jusqu’à pourchasser ses congénères s’aventurant sur son territoire.

A la différence des autres espèces, ce papillon n’est pas amateur de nectar. Il préfère se délecter de la sève des arbres ou du jus sucré des fruits bien mûrs.

Texte : Léa Coftier