Au poste 2 se sont déroulés d’importants travaux. Un bulldozer décape le grand îlot principal de sa couche végétale. La zone de sable compact va être en partie découpée en petits îlots pour la nidification au printemps prochain des Avocettes et des Sternes caugeks.  Des espaces de nidification longilignes (10 à 12 mètres) et de faible largeur (5 à 7 mètres) pour que les couveurs soient toujours en contact visuel avec l’eau. Des coquillages pourront être épandus sur certains espaces de nidification, sternes et avocettes étant des espèces pionnières attirées par des milieux jeunes encore peu colonisés par une couverture végétale.

En fin d’automne et en hiver cette zone sera submergée offrant des possibilités de gagnage aux limicoles et canards, avec le développement d’une végétation plus aquatique.  A partir de la mi mars avec l’arrivée des premières Avocettes nicheuses locales les ilôts de nidification plus hauts seront découverts.

Déjà à l’automne, la zone est occupée en îlot de reposoir par près de 800 Sarcelles d’hiver, le groupe hivernant de spatules et de Vanneaux huppés. Un vrai premier succès !

Submersion marine ou fluviale, tempête, créent naturellement des milieux jeunes mais nombre de cours d’eau en Europe sont canalisés (la Loire avec ses îles fait exception) et le parc est un espace endigué artificiel qui évolue vite au détriment des habitats jeunes. Le travail des hommes du parc au quotidien est ainsi essentiel pour la préservation pour nombre d’espèces espèces.