S’il y a des êtres vivants sur le Parc qu’on ne peut manquer tant ils sont nombreux et visibles, il en existe d’autres bien plus petits et plus discrets, passant souvent inaperçus aux yeux des visiteurs : les champignons. En omelettes, farcis, gratinés, pas de doute, ils savent nous mettre l’eau à la bouche. Mais avant de les passer à la casserole, avez-vous déjà pris le temps de les observer dans leur milieu naturel ? Leur taille, leur couleur, leur milieu de vie diffèrent beaucoup d’une espèce à une autre ; et leur forme également. C’est sur ce dernier aspect physique qu’un champignon actuellement présent sur le Parc mérite quelques explications.

Les géastres ou étoiles de terre (du grec geo = terre, et aster = étoile) possèdent une enveloppe extérieure, qui recouvre entièrement le champignon au début. Elle va, par la suite, éclater à maturité et se séparer en lanières qui s’étaleront en étoile. Puis ces lanières se recourberont sous le champignon, le soulevant au-dessus du sol sur lequel le géastre n’aura plus aucune adhérence.

Lorsqu’il est sous sa forme “étoilée”, nous pouvons observer la partie centrale du champignon, appelée carpophore. Sans cette boule, aucune possibilité de reproduction pour le géastre. C’est en effet dans cet organe que se trouve la partie productrice contenant les spores : la gléba. Lorsque le champignon subit une pression (piétinements de mammifères, branche qui tombe etc.) les spores sont éjectées du carpophore par un orifice placé au sommet : l’ostiole. Ils contribueront à la formation de nouveaux géastres.

Il existe plusieurs espèces de géastres, pas toujours facile à distinguer : Géastre sessile, Géastre vulgaire, Géastre à 3 couches etc. Certaines peuvent être observées dans des vieilles forêts de conifères, d’autres apprécieront des terrains siliceux et sablonneux.

Texte : Eugénie Liberelle / Illustration : Cécile Carbonnier