Au mois d’août, la migration bat son plein et des milliers d’oiseaux s’arrêtent en baie de Somme lors de leur grand voyage vers le sud. Parmi les migrateurs plus réguliers, on attend toujours quelques surprises. C’est donc le moment de guetter vers le ciel pour les grand rapaces, scruter les bandes de limicoles à marée haute et prospecter les zones de  buissons en quête des passereaux rares.

La recherche sur le petit parcours a bien porté ses fruits cette semaine. Une Marouette ponctuée, espèce très discrète des marais, a été trouvée en compagnie des poules d’eau au bord du chemin. Un Torcol fourmilier, espèce apparentée aux pics, a été répéré aussi, cette fois dans les saulaies bordant le sentier.

Ce lundi, suite à deux jours de météo défavorable, le temps se dégage et 3 Cigognes noires profitent des ascendants thermiques pour continuer leur trajet vers l’Afrique. D’autres grands planeurs sont présents aussi. Pour les plus chanceux, un Balbuzard pêcheur, en halte depuis plusieurs jours, peut être observé à marée haute, souvent avec un poisson dans les serres !

Un peu plus loin, sur le parcours rouge, un magnifique Héron pourpré (juvénile) pêchait à quelques mètres des nouvelles palissades (entre les poste 6 et 7). Il sera revu deux jours plus tard. Derrière la digue, au banc de l’Ilette, encore une belle surprise – un Pluvier guignard posé sur la vasière. En France il ne reste que quelques couples nicheurs, les restes d’une population relique dans les Pyrénees. Ce joli et rare limicole niche en Scandinavie et en Russie, où il apprécie surtout les zone de plateaux, ainsi que la toundra à plus faible altitude.

Texte: Alexander Hiley (Guide Naturaliste)

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Photo de Héron pourpré : Jean Bail

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Florent Spinnler

 

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Eric Farcy

5 réponses
  1. Paul dit :

    Je ne sais pas si je parviendrai à ne pas être jaloux ! Et dire que je suis à Paris à (seulement) 2h environ de ce paradis ornithologique, mais je dois retourner en classe Mardi..! Que d’oiseaux que je n’ai jamais vus : Balbuzard, Marouette, Cigognes noires, Pluvier guignard…

  2. Paul dit :

    Je ne sais pas si je parviendrai à ne pas être jaloux ! Et dire que je suis à Paris à (seulement) 2h environ de ce paradis ornithologique, mais je dois retourner en classe Mardi..! Que d’oiseaux que je n’ai jamais vus : Balbuzard, Marouette, Cigognes noires, Pluvier guignard…

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