Rondouillard, gros yeux noirs, hautes pattes fines… Il a tout d’un Rouge-gorge et pourtant il est bien terne, tout moucheté de beige roussâtre. Les juvéniles de cette espèce ont en effet ce plumage qui passe bien inaperçu et ne déclenche pas les agressions territoriales des adultes qui ne supportent pas une « poitrine orange » sur leur territoire. Après leur mue post juvénile en fin d’été ces jeunes Rouge-gorges verront une teinte orangée apparaître sur leur poitrine. Pendant ce temps la femelle aura le temps d’entreprendre une deuxième couvée, les jeunes volants de la première couvée seront alors encore à la charge du mâle pendant une quinzaine de jours pendant que la femelle couve. Des cas rares de troisième ponte ont déjà été signalés. Il faut dire que la mortalité des juvéniles chez cette espèce est particulièrement importante.

Texte : Philippe Carruette – Photos : Clément Parissot, Philippe Carruette.