Où l’on gazouille, piaille et babille sur la vie de nos chers oiseaux

Que se soit au fond du poste 6 ou sur les parkings du Parc, le nombre de Fauvettes à tête noire baguées est toujours aussi important. La grande majorité sont des juvéniles montrant qu’à l’inverse de nombreux passereaux cette année, leur reproduction fut plutôt satisfaisante. Les mâles sont aussi majoritaires mais cela est probablement un biais dû à l’utilisation de la repasse du chant territorial sur le site de baguage au lever du jour. Malgré cet effort important de baguage aucun oiseau étranger ou français n’a été contrôlé et quasiment pas d’auto-contrôle montrant bien que les oiseaux ne sont que de passage et que la halte migratoire en journée est de très courte durée sur notre site. Elles y trouvent néanmoins cette année une abondance de mûres riches en sucre bien venu pour reprendre des réserves de graisse. Espérons que durant leur voyage vers le sud elles seront de nouveau contrôlées pour nous apporter une mine d’informations ! Si nombre de Fauvettes à tête noire hivernent au sud de l’Espagne et du Portugal, de plus en plus gagnent l’Angleterre ou restent dans notre région profitant des ressources alimentaires providentielles des mangeoires à tournesol.

Texte : Philippe Carruette – Photo : Marie le Bègue.

Le premier Pouillot à grands sourcils est noté en soirée au Parc le 24 septembre dans le petit parcours. Ce petit passereau n’était guère connu auparavant dans notre région. Il est originaire de Sibérie et sa population semble se développer lentement vers le nord ouest de la Russie. L’espèce est notée pour la première fois en Picardie le 22 septembre 1993 au Hable d’Ault. Avec le développement de l’ornithologie et surtout des stations de baguage en migration postnuptiale, il est observé et bagué maintenant chaque année sur le Parc et sur le littoral de tous les Hauts de France. Par rapport aux autres pouillots européens, il est assez facile à reconnaître avec son long sourcil blanc jaune pâle jusqu’à la base du bec et ses deux barres alaires claires très nettes. Son cri de contact est assez caractéristique avec un « tswe eet » sonore sur la première note et en baisse sur la deuxième (prière d’avoir l’oreille musicale !). On le rencontre surtout dans les saulaies où il inspecte sans arrêt les feuilles mais il a déjà été bagué aussi dans un jardin boisé de Rue. Vu son aire de répartition, il hiverne normalement en Asie du Sud Est mais on connaît mal la destinée de ceux qui passent en migration ou vont parfois hiverner en Europe de l’Ouest.

Texte et photo : Philippe Carruette.

TELECHARGER le comptage du 26 septembre 2018

En bref : 691 Sarcelles d’hiver, 613 Canards souchets, 301 Vanneaux huppés, 117 Spatules blanches, 1 Bécasseau tacheté !…

 

TELECHARGER le comptage du 11 septembre 2018

En bref : 6460 Huîtriers pie, 1169 Courlis cendrés, 107 Bécasseaux maubèches, 340 Sarcelles d’hiver, 1 Guifette leucoptère….

TELECHARGER le comptage du 7 septembre 2018

En bref : 537 Barges à queue noire, 816 Canards souchet, 100 Hérons garde-boeufs, 77 Chevaliers gambettes….

TELECHARGER le comptage du 28 août 2018

En bref : 437 Barges à queue noire, 372 Canards souchets, 341 Spatules blanches….

PHENO : Un diminutif de « phénologie » de la migration, un programme de baguage mis en place pour étudier la migration post-nuptiale durant 4 mois par le Museum de Paris (CRBPO). En effet c’est en plein été que nombre de passereaux nous quittent. Rousserolles, Phragmites, Locustelles dans les roselières au fond du poste 6, Fauvettes, Pouillots dans les dunes buissonnantes ou forestières. Rouge-gorge, Roitelets, Merles et Grives prendront le relais en septembre au fond des parkings. Le baguage en août va concerner surtout les Fauvettes à tête noire, babillardes, grisettes et des jardins.

Outre l’étude de la phénologie de la migration pour chaque espèce, cela va permettre de montrer l’importance de certains habitats pour ces espèces. Ainsi la zone boisée dunaire à l’entrée du Parc jusqu’aux parkings est une indispensable trame verte entre les terres agricoles intérieurs, le village et le Parc notamment pour des espèces forestières plutôt sédentaires comme la Sitelle torchepot ou la Mésange nonnette ou migrateurs rampants comme la Mésange noire ou les Roitelets.

Texte et photo : Philippe Carruette.

TELECHARGER le comptage du 14 août 2018

En bref : 5800 Huîtriers pies, 1232 Courlis cendrés, 379 Barges à queue noire, 304 Spatules blanches…. !