Où l’on gazouille, piaille et babille sur la vie de nos chers oiseaux

TELECHARGER le comptage du 30 août  2019

En bref:  500 Barges à queue noire, 143 Canards souchet, 92 Hérons gardeboeuf….

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En bref: 1708 Courlis cendrés, 522 Barges à queue noire, 183 Spatules blanches…

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En bref: plus de 6,000 Huîtriers pies sur les reposoirs du Parc, 1470 Courlis cendrés, 275 Spatules blanches, 109 Chevaliers gambettes….

Une série de contrôles de bagues vertes récentes qui nous fait bien plaisir, tant on sait combien certaines années la mortalité est forte chez les jeunes cigognes en migration !  

Six oiseaux ont été contrôlés par Jean-Michel Sauvage – merci ! – sur la cimenterie de Dannes (Pas-de-Calais) les 29 et 30 juin 2019, dans un groupe de 45 oiseaux.

  • FDMV bagué le 28/06/2018 sur le Parc.
  • FDMY bagué le 09/06/18 à Noyelles-sur-mer ; le 22 janvier dernier, l’oiseau était à Olmeda en banlieue de Madrid !
  • FHXA bagué le 31/05/2017 à Merlimont (62) ; le 27 février dernier, il était à Courcoury en Charente-Maritime dans un groupe de 144 individus.
  • FHXP bagué le 30/06/18 dans la héronnière du Parc.
  • FDMR bagué le 11/07/2017 dans le Domaine du Marquenterre.
  • FHXT bagué le 23/06/2018 sur le nid du point de vue du Parc.

On constate que de plus en plus de jeunes, au lieu de rester traditionnellement sur le lieu d’hivernage durant leur deuxième année, remontent sur les lieux potentiels de nidification alors qu’ils n’ont pas atteint leur maturité sexuelle.

Texte : Philippe Carruette

Illustrations : Alexander Hiley, Margot Tharan

Comme chaque année, des opérations de baguage des poussins et des adultes d’Hirondelles rustiques ont lieu sur le Parc du Marquenterre et dans les environs, chez les particuliers. Les couples nichent sur les bâtiments techniques en arrière du pavillon d’accueil. Toutes les portes en bois sont munies de petites ouvertures permettant maintenant à plusieurs couples de s’installer. Certaines de ces ouvertures ont été réduites, du fait du passage nocturne d’une Chouette hulotte – qui niche avec succès dans les combles du pavillon, et qui prédate les nids et les oiseaux volants !

Les jeunes sont bagués à 11 jours et les adultes au filet. Nous allons aussi baguer des familles dans les villages des environs où cette espèce menacée semble un peu plus nombreuse qu’à l’accoutumée, grâce probablement à un printemps propice. Les adultes nicheurs présentent en effet une adiposité favorable, ce qui était vraiment rare ces dernières années.

Bien peu de jeunes et d’adultes reviennent l’année suivante. Néanmoins, en 2018, un jeune bagué à Canteraine (Rue) trois ans auparavant vint nicher sur le Parc. N’oublions pas que ces messagères de printemps nous reviennent d’Afrique centrale, alors laissons-leur une petite place dans notre environnement…

Texte et illustrations : Philippe Carruette

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En bref: 690 Courlis cendré, 239 Barges à queue noire, 196 Spatules blanches…

Samedi 8 juin, au lever du jour. Les vents se déchaînent depuis la nuit, atteignant certainement plus de 100 kilomètres par heure. La traîne de la tempête Miguel, qui a sévi sur la côte atlantique, est cette fois pour nous. Dès le portail d’entrée du Parc, branches et feuilles recouvrent le chemin routier. C’est la gorge serrée que les équipes du Marquenterre font le premier tour des parcours pour dégager les sentiers des saules tombés. La pluie redouble d’intensité, les arbres craquent.

A la héronnière, aucun adulte de grands échassiers n’est présent, trop de vent pour se tenir statique sur les nids. Plus de 200 spatules sont « tassées » sur le premier plan d’eau en bas du point du vue, alors que des cigognes adultes s’abritent près du poste d’observation. Les poussins, seuls, se massent sur les nids. Les jeunes Aigrettes garzettes, presque volantes, appliquent une remarquable technique de protection : accrochées à une branche le long d’un tronc grâce à leurs doigts, elles se recroquevillent sur elles-mêmes, comme de véritables boules de neige duveteuses. Et elles tiennent ! Sur les parcours, les nids d’Avocettes, mouettes et échasses en bord de berge subissent les vagues du clapot et se recouvrent d’écume ; certains sont submergés.

Entre les postes 11 et 12 la plateforme accueillant un nid de cigogne avec deux poussins n’est plus visible. En accédant au site en fin de matinée, on découvre au sol les jeunes bien vivants, enfouis sous les branches du nid qui s’est écroulé sous la force des rafales. La nuit a dû être longue pour eux !

Ces deux poussins vont être nourris et gardés trois jours, le temps de bien faire les choses. Mardi, tôt le matin, la plateforme est redressée, haubanée, et les cigogneaux retrouvent leur nouveau nid douillet (merci Jérôme pour le foin !) ; poissons et viande sont aussi déposés. Les adultes sont-t-ils encore là ? Le stress leur a-t-il fait quitter les lieux ? A midi, de retour des postes, Margot Tharan, guide au Parc, observe avec joie un des adultes sur le nid, qui « papouille » ses petits ! Ils ne les ont pas oubliés ! Le 22 juin les deux jeunes – dénommés Daurade et Cabillaud – sont bagués par leurs sauveuses. Ils porteront les bagues vertes FHXW et FHXZ.

Nous avons réussi mais c’était loin d’être gagné ! Face au risque de se tromper, d’être discrédité, d’entendre « c’est la nature », « c’était écrit » ou « on te l’avait dit que ça ne marcherait pas »… Décider simplement d’agir sans avoir le doute du choix face à celui de l’immobilisme. La vie est toujours plus forte…

Merci à Amandine, Laëtitia et Cécile, pour avoir ramené les poussins, à Cédric, Francis et Clément pour avoir redonné un nid à ceux qui l’avaient perdu.

Texte : Philippe Carruette

Illustrations : Philippe Carruette, Gaëlle Micheli

TELECHARGER le comptage du 4 juillet 2019

En bref: 120 Avocettes élégantes, 102 Barges à queue noire, 18 Echasses blanches…