Mouettes rieuses et Sternes caugeks sont toujours bien installées dans leurs colonies. En baie, 22 Macreuses noires sont aperçues sur l’eau, tandis que côté limicoles, 9 Gravelots à collier interrompu galopent dans la laisse de mer !
https://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2021/09/Gravelot-a-collier-interrompu-Nathanael-Herrmann.jpg14762152Cécile Carbonnierhttps://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2023/08/LOGO_RN_Blanc.pngCécile Carbonnier2021-06-30 09:09:002021-09-27 10:27:59Comptage du 25 juin
Depuis quelques jours, un jeune Héron garde-bœufs se nourrit dans la panne juste devant la Maison du Parc ! Il est fort probable qu’il soit né au sommet de la pinède qui abrite la héronnière, avec entre autres 14 couples de ce petit héron méditerranéen arrivé dans notre région comme nicheur en 1992. Les juvéniles sont peu farouches et n’ont pas (encore !) la crainte de l’Homme, d’autant qu’ils sont nés à 25 mètres de haut, entourés de spatules, aigrettes – grandes et garzettes – ou cigognes.
Cela a fait le plaisir de nos groupes de maternelles, qui ont pu observer de très près et sans aucun dérangement la manière dont cet “ado” d’oiseau sauvage apprend la vie et fait son « marché » ! Il est en effet passionnant de voir comment, à la manière de Kaa le python du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling, il oscille sa tête, yeux hyper attentionnés, pour ajuster au mieux la frappe de son bec sur un petit Crapaud commun, une sauterelle ou un criquet. Si la pratique de la chasse est innée chez les grands échassiers, il faut bien apprendre, mémoriser échecs et réussites pour sans cesse améliorer ses techniques. L’inné sans l’apprentissage conduit à l’échec perpétuel et à une fin tragique… Mais notre jeune gardien semble être un élève studieux et efficace ! N’oubliez pas de lui réserver un instant d’observation à votre arrivée, nul doute qu’il vous en sera reconnaissant 🙂
https://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2021/06/Heron-garde-boeufs-P.-Carruette-2-scaled.jpg800600Cécile Carbonnierhttps://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2023/08/LOGO_RN_Blanc.pngCécile Carbonnier2021-06-28 09:09:002023-09-21 15:17:09Le gardien de la Maison du Parc
En ce mois de juin, prairies et bas-marais basophiles du Parc sont recouverts de la floraison jaune des Rhinanthes à feuilles étroites (Rhinanthus angustifolius). Profitons de la parure d’or de cette plante annuelle de 10 à 50 centimètres de haut, aimant la lumière, et qui se fanera bien vite, surtout avec ces dernières journées chaudes. Elle doit son nom français au fait que sa fleur a l’apparence d’un nez (du grec rhinos, “nez”, et anthos, “fleur”). En anglais on la nomme du joli sobriquet de Yellow rattle, le “hochet jaune”.
Comme toutes les espèces de la famille des Orobanches, les rhinanthes sont des plantes semi-parasites qui puisent dans les racines des voisines les nutriments – eau et sels minéraux – dont elles ont besoin ! Pratique (mais pas sympa…) quand on pousse en grand nombre dans un cycle très limité, sur un habitat restreint.
https://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2021/06/Marais-Ph.-Carruette-scaled.jpg800600Cécile Carbonnierhttps://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2023/08/LOGO_RN_Blanc.pngCécile Carbonnier2021-06-25 09:09:002023-09-21 15:17:19L’or de la Rhinanthe
Depuis le 12 juin 2021, un mâle immature d’Harelde boréale stationne au poste 4. Il commence à acquérir sa belle livrée nuptiale, avec l’apparition progressive des longues plumes de la queue. Ce petit canard plongeur, semblant de loin noir et blanc, niche sur les zones montagneuses de la toundra scandinave – Islande comprise – au niveau du cercle polaire, jusque dans le nord de la Sibérie. On le retrouve aussi en Alaska et dans le nord du Canada, où il est très abondant, d’où son ancien nom d’Harelde de Miquelon. Il hiverne en mer Baltique et en mer du Nord, notamment dans le golfe de Botnie, où il se nourrit de mollusques et de crustacés en s’aidant en plongée de ses ailes qui lui permettent de descendre à plus de 50 mètres de profondeur, n’hésitant pas à se déplacer sous la glace. Malgré cette abondance nordique, il est bien peu observé en France avec souvent moins de 70 mentions par an, surtout d’octobre à avril. Bien des oiseaux doivent néanmoins passer inaperçus en haute mer.
Au Parc, l’Harelde boréale est vue depuis 1985 pratiquement tous les deux ans, avec une recrudescence des observations ces dernières années. Une des particularités du site est le nombre de données d’individus qui séjournent sur de longues périodes, notamment des mâles en juin. La surprise en 2019 fut la nidification réussie de l’espèce – une femelle avec 4 canetons – aux Pays-Bas, à plus de 700 km au sud des sites de reproduction scandinaves les plus méridionaux ! Pour l’instant au Parc du Marquenterre, nous n’avons assisté qu’aux parades nuptiales insistantes d’un mâle isolé, en juin 1992, sur des femelles de… Tadorne de Belon (faute de mieux !) qui, visiblement, n’appréciaient guère !
Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Léa Coftier
Voguant de pâquerette en pissenlit, un drôle de petit insecte vert métallique, aux cuisses renflées comme celles d’un sprinteur du Tour de France, se délecte de pollen. Notre “cycliste” bodybuildé n’est autre que l’Œdémère noble (Oedemera nobilis), un coléoptère mesurant de 8 à 12 millimètres, aux antennes filiformes ; on le reconnaît à ses élytres mous se rétrécissant vers l’arrière et ne recouvrant pas la totalité de l’abdomen… un peu comme s’il avait enfilé un maillot trop court ! Les mâles ont les fémurs des pattes postérieures particulièrement développés, ce qui leur donne cette allure de Popeye caractéristique.
Dans la région, on peut aisément observer les adultes de fin avril à début août sur les fleurs où ils se ravitaillent, en lisière de bois ou dans les prairies. Ils jouent donc un rôle important dans la pollinisation. Les larves, quant à elles, sont xylophages, et vivent au sol, dans les branches, les tiges ou les racines en décomposition. En tant qu’organismes saproxyliques – c’est-à-dire dépendant du bois mort – elles participent ainsi, en coéquipières dévouées du vivant, au recyclage de la matière organique !
https://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2021/06/Oedemere-noble-C.-Carbonnier-scaled.jpg6001200Cécile Carbonnierhttps://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2023/08/LOGO_RN_Blanc.pngCécile Carbonnier2021-06-18 09:09:002023-09-21 15:18:18Un insecte qui a de la cuisse !
Les nouveautés s’enchaînent sur le Parc ces derniers jours, tant pour les oiseaux et les insectes que pour les orchidées. Un pied bien en fleurs d’Ophrys abeille (Ophrys apifera) vient d’être trouvé le long d’un chemin du parcours d’observation. C’est la première fois que cette espèce est inventoriée sur le Parc depuis sa création en 1973. Nous sommes plus habitués à rencontrer en ce moment dans nos marais les grandes orchidées violacées que sont les dactylorhizas, plutôt que cette adepte pionnière des larris calcaires. Mais elle peut s’adapter à des bois clairs et même des jardins ou des talus de bord de route.
On la reconnaît à son labelle velouté, brun arrondi aux motifs jaunes clairs très variables. Sa forme, qui est celle de l’abdomen d’une abeille, attire ainsi les pollinisateurs qui croient trouver un partenaire avec qui se reproduire. Les mouvements désordonnés de l’insecte l’amènent à toucher les pollinies qui vont se coller à lui, permettant ainsi d’aller involontairement féconder une nouvelle fleur. Elle émet d’ailleurs une odeur – phéromone olfactive – qui rappelle celle de la femelle d’abeille solitaire. Mais c’est aussi la seule du genre capable d’autogamie : quelques heures après l’ouverture de la fleur, les pollinies peuvent se dessécher rapidement et tomber sur le stigmate, pour le féconder. Pratique quand on est pionnière dans un lieu ! En expansion, l’Ophrys abeille reste relativement localisée en Picardie, où elle est présente sur les coteaux calcaires de la Somme, de l’est de l’Oise et du centre de l’Aisne.
Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Benjamin Blondel, Cécile Carbonnier
https://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2021/06/Ophrys-abeille-C.-Carbonnier-scaled.jpg800450Cécile Carbonnierhttps://www.marquenterrenature.fr/wp-content/uploads/2023/08/LOGO_RN_Blanc.pngCécile Carbonnier2021-06-14 09:09:002023-09-21 15:18:28Une nouvelle espèce végétale pour le Parc
C’est fin avril début mai que l’on a la chance de voir réapparaître ces superbes coléoptères que sont les Hannetons communs (Melolontha melolontha). Mais cette année, avec le froid de mai, ils semblent avoir retardé leur sortie.
Le Hanneton commun fait partie de la famille des Scarabées (240 espèces en France) caractérisés par leurs antennes terminées en massues lamellées, plus longues chez les mâles. Il est surtout actif au crépuscule, même si on peut le voir en plein jour dégustant les feuilles des arbres. Les adultes volants (bien lourdement !) vont vite pondre 20 à 30 œufs dans les sols meubles, à 10 centimètres de profondeur. Les larves naîtront fin juin : ce sont les fameux vers blancs peu appréciés des jardiniers ! Elles vivront quatre ans de croissance souterraine, hibernant à la saison froide, et consommant aux beaux jours des racines.
Mais on est loin aujourd’hui des pullulations et des densités d’antan où, quand j’étais enfant, on accrochait délicatement un fin fil à une de leurs pattes pour en faire… des cerfs-volants naturels, que l’on prenait bien soin de relâcher librement ensuite !
L’animal à tous les stades est pourtant une ressource alimentaire pour nombre de prédateurs comme les taupes, hérissons, musaraignes, blaireaux ou cigognes. Le Faucon hobereau qui revient tout juste de migration, faute encore d’abondance de libellules, le déguste en vol, en se débarrassant des élytres qui virevoltent dans une ultime pirouette.
Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Alexander Hiley, Philippe Carruette
La Pudibonde ou Patte étendue (Calliteara pudibunda) est un gros papillon nocturne beige, plutôt velu, volant entre avril et juin, bien présent dans les boisements de feuillus du Parc. La femelle est plus grosse que le mâle (55 à 60 mm d’envergure), plus claire avec un volumineux abdomen au printemps pour la ponte de plusieurs centaines d’œufs. Comme tous les papillons de la sous-famille des Lymantriinae – une quinzaine d’espèces en France – l’adulte ne se nourrit pas faute de trompe.
Mais c’est sa chenille qui est la plus connue. Elle ne passe pas inaperçue, surtout la forme de couleur jaune fluo avec des touffes de poils blancs peu urticants, faisant penser à des blaireaux de rasage, ou à un punk flashy… au choix ! Elle se nourrit tranquillement des feuilles de toutes sortes de feuillus et met plus de deux mois et demi à se métamorphoser en papillon, enroulée dans une feuille comme dans une sacoche. C’est d’ailleurs la chenille qui a donné son nom français à l’espèce : dérangée, elle fait le gros dos et rentre timidement sa tête dans l’avant du corps.
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