Les premières Cigognes noires
Depuis le 10 juillet et jusqu’au 7 août, ce sont déjà 12 Cigognes noires qui ont été observées en migration au-dessus du Parc, profitant des constants vents d’est indispensables à leur observation sur notre littoral. Ce sont pratiquement toujours des juvéniles, les adultes ne déviant pas de leur vol qui traverse le centre et l’est de la France. À la faveur de ces bonnes conditions, elles filent plein sud et sans s’arrêter, direction le nord du Burkina-Faso ou le Niger, la destination finale d’hivernage.
Quelques oiseaux souvent isolés peuvent passer la nuit sur le site pour repartir dès le lendemain matin. Les oiseaux ont tendance à passer de plus en plus tôt en migration postnuptiale avec un pic d’observation se décalant fin juillet (au lieu de mi-août dans les années 1990) et maintenant une quasi absence de données pour septembre, et encore moins en octobre !
Les Cigognes noires remontent de plus en plus tôt sur leur site de reproduction dans le nord-est de la France – quelques couples nichent en Thiérache et dans l’Avesnois pour les Hauts-de-France -, les Ardennes belges et l’Allemagne. Les juvéniles qui sont très majoritaires à l’ouest de notre couloir de migration s’émancipent donc plus tôt. Mais il sera peut-être encore possible d’observer des migratrices “automnales” puisque la donnée la plus tardive sur le Parc est le 17 octobre 2016 et même le 10 novembre 2014 ! Cette espèce normalement très forestière est en extension en Europe, avec une petite centaine de couples nicheurs en France.
Texte : Philippe Carruette / Illustration : Stephen Larooze


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