En hiver, le Busard des roseaux est omniprésent sur le Parc. Cela n’a pas été toujours le cas : il n’est régulier en hivernage complet sur le site que depuis 1994.
Identifiable grâce à leur plumage, au moins quatre oiseaux différents sont présents sur le site (deux femelles adultes et deux immatures). Les mâles adultes en plumage complet de « veston » gris et marron sont plus rarement observés.
C’est le rapace que l’on observe le plus souvent sur tous les postes. Il louvoie au-dessus des plans d’eau, dunes, prairies. Il insiste surtout dans son vol en sur-place pour inspecter les roselières, son habitat de prédilection.
Ces vols réguliers, tout en plané pour dépenser le moins d’énergie possible, lui permettent de repérer un oiseau blessé ou en difficulté. Son vol lent ne lui permet guère de capturer des proies en plein vol comme peut le faire l’Épervier ou le Faucon pèlerin. Il lui arrive aussi à l’image de la Buse variable d’être charognard.
2025 fut la première année où le Busard des roseaux a niché au fond du Parc avec probablement au moins un jeune à l’envol.
Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Jean Bail














Petit guignette, grand voyageur
Brève de voyage…
Il est arrivé en rase-motte sur l’îlot du poste 6, revêtu de son manteau brun et de son bedon blanc à bretelles : un Chevalier guignette bagué l’année dernière à Farsund, commune lovée dans un fjord du sud-ouest de la Norvège, le long de la mer du Nord, a fait escale quelques heures seulement au Parc du Marquenterre, profitant des niveaux d’eau bas pour glaner deci delà quelques insectes sur les berges. Farsund… Un nom qui sonne comme une promesse d’évasion, far signifiant “voyage” en norvégien, et sund, “détroit”.
Quel plaisir de retrouver son petit hochement de queue caractéristique, et ses courses-poursuites trépidantes : car ce limicole si mignon est un vrai solitaire, qui chasse tout intrus de son espèce osant s’approcher de son garde-manger !
Ce petit individu, que nous nommerons R-a/Yf(NAV) – un sobriquet un peu barbare, mais qui correspond tout simplement aux codes et couleurs de ses bagues – n’est pas resté bien longtemps : juste de quoi recharger les batteries, et hop ! Le voici reparti.
Venu probablement de Scandinavie où, espérons-le, il a élevé une joyeuse nichée au printemps, il rejoindra dans une poignée de semaines quelque point d’eau d’Afrique subsaharienne. Souhaitons que là-bas, un observateur chanceux scrutera attentivement ses jolies pattes, et qu’il nous donnera de ses nouvelles ; pour que nous aussi, nous voyagions à travers lui…
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Texte : Cécile Carbonnier / Illustrations : Pierre Aghetti, Cécile Carbonnier