PHENO : Un diminutif de phénologie de la migration, un programme de baguage durant 4 mois pour étudier la migration post-nuptiale, mis en place par le Museum de Paris (CRBPO). En effet c’est en plein été que nombre de passereaux nous quittent. Rousserolles, Phragmites et Locustelles dans les roselières au fond du poste 6, Fauvettes, Pouillots dans les dunes buissonnantes ou forestières. Rouge-gorge, Roitelets, Merles et Grives prendront le relais en septembre au fond des parkings.

Outre l’étude de la phénologie de la migration pour chaque espèce cela va permettre de montrer l’importance de certains habitats pour ces espèces. Ainsi la zone boisée dunaire à l’entrée du Parc jusqu’aux parkings est une indispensable trame verte entre les terres agricoles intérieures, le village et le Parc notamment pour des espèces forestières plutôt sédentaires comme la Sitelle torchepot ou la Mésange nonnette. Les premières Mésanges noires venues de Lituanie ou de Russie sont vues le 28 août, et deux sont baguées début septembre au fond des parkings. Les mouvements de Roitelets huppés sont notés dès le 6 septembre et les captures de Roitelets triple-bandeau venus d’Europe centrale s’intensifient (15 le 28 août au fond du poste 6). Toutes ces données précoces vont peut être annoncées de prochaines importantes « invasions »…

Texte et photo : Philippe Carruette.

[TELECHARGER] le comptage du 07 septembre 2017

En bref: 386 Spatules blanches, 348 Barges à queue noire, 996 Grands gravelots…

Depuis 2014 nous baguons les poussins de Mouettes mélanocéphales sur la grande colonie de la Maison de la baie de Somme. Ce sont ainsi plusieurs centaines de ces jeunes laridés ainsi que des poussins de Mouette rieuse qui sont bagués avec des bagues couleur par les bagueurs de toute la région Hauts de France. Cette espèce est particulièrement suivie par tous les bagueurs européens véritables « aficionados » de cet oiseau « gitan » des plus nomades. Des oiseaux picards ont été contrôlés dans toute la France, en Espagne, au Portugal, au Maroc, en Angleterre, aux Pays Bas, en Belgique et même en Russie !

RH57 baguée le 28 juin 2016 fut noté le 7 octobre à Wissant (62). Le 25 mai 2017 l’oiseau est à Bullenhausen au sud de Hambourg en Allemagne. Son périple nordique va le porter le 25 août 2017 à Aurland au Nord-Est de Bergen en Norvège ! C’est la première donnée aussi nordique pour cette espèce qui en quelques dizaines d’années a colonisé toute l’Europe de l’Ouest depuis le delta de la Volga en Ukraine !

 

Texte : Philippe Carruette – Photo : Alexander Hiley

C’est en prenant nos longues-vues dans notre local du pavillon d’accueil que nous avons eu la surprise de rencontrer… un Forficule des sables (Labidura riparia). C’est le plus gros de la famille qui se reconnaît bien à sa couleur claire (sombre chez les perces-oreilles des jardins) adaptée aux zones sableuses. On le rencontre normalement dans la laisse de mer sur la plage où il capture différents invertébrés comme les Talitres (puces de mer) et pond ses œufs dans un terrier. Lucifuge (fuit la lumière) il sort la nuit. Pas évident de faire une photo de cet animal se déplaçant rapidement. On reconnaît ici un mâle à ses cerques (pinces de capture à l’extrémité de l’abdomen) recourbés alors qu’ils sont droits chez les femelles.

Il semble que ce soit une première observation sur le Parc. Cette espèce est en diminution sur nos littoraux du fait notamment de la suppression des laisses de mer lors du nettoyage mécanique des plages, pratique qui néanmoins régresse tant au point de vue de la protection de l’érosion du bas de plage que pour des questions de coût !

Texte : Philippe Carruette – Photo : Alexander Hiley

[TELECHARGER] le comptage du 25 août 2017

En bref: 6960 Huîtriers pies, 990 Courlis cendrés, 378 Spatules blanches, 191 Canards souchets…

Trois contacts de Cigognes blanches baguées poussin au Parc du Marquenterre viennent de nous parvenir :

P6281 baguée le 16 juin 2003 a été observée à Tudela dans la province de Navarre en Espagne le 20 septembre 2014.

Plus modestement FBLY baguée le 20/06/16 sur le nid du point de vue est observée par Tristan Roi sur la décharge de Zaluaga à Biarritz dans les Pyrénées Atlantique en juillet 2017.

Quelques mesures faites sur « FBLY » lors du baguage.

BTDE baguée à Groffliers dans le Pas de Calais le 20/06/11 est observée sur le Parc le 23/07/17 par Hedwige Letienne. Elle a déjà été contactée en de nombreux endroits : le 15/08/2011 à Mons Boubert près de Saint Valery, du 17 novembre 2011 au 16 janvier 2012 au Portugal à Alterro Santario en Algarve, du 10 octobre 2012 au 06/03/13 à Verderon de Alcazar en Espagne, le 20/08/14 à Mons Boubert et le 29/09/2014 à Pinto près de Madrid. Le 27/08/2016 elle est observée au Parc dans un groupe de 46 oiseaux en migration. Les voyages forment la jeunesse !

Texte : Philippe Carruette – Photos : Nathanael Herrmann, Cécile Leroux

Une après midi de juin, par une pluie fine, un drôle d’animal est repéré par les guides… Il s’agit d’une Courtilière commune. C’est un insecte brun appartenant à la même famille que les Criquets, Sauterelles et Grillons (Orthoptères). Les femelles peuvent atteindre 4-5 cm contre 3-4 cm pour les mâles. Ce sont également des insectes volants pouvant passer ainsi d’un milieu à un autre. Mais, en général, la Courtilière préfère se déplacer à « pattes ».

Les différents noms que les anciens ont pu lui donner sont assez drôles : « taupe-grillon » ou encore  « écrevisse de terre ». D’ailleurs, son nom latin Gryllotalpa gryllotalpa signifie qu’il s’agit d’un insecte ayant l’apparence d’une taupe et d’un grillon. Tout comme la taupe, cet insecte présente des pattes antérieures de type fouisseur et passe sa vie sous terre à creuser des galeries. Toutefois, la présence de lumière l’attire hors de son trou. Si elle se sent menacée, elle adoptera sa position d’intimidation : les pattes en avant prête à se défendre. Évitez alors de la prendre en main pour l’observer de plus près, car elle peut vous envoyer un liquide nauséabond venant des profondeurs de son intestin et elle peut même mordre.

Tout comme la Taupe, ses deux grosses pattes avant lui servent à creuser.

Cet insecte est visible d’avril à juin. Il affectionne les milieux ouverts humides comme les bords d’étangs, les fossés, les cours d’eaux, les vasières et les prairies humides peu végétalisées. Cette courtilière est présente dans toute la France mais les effectifs se font rares en partie à cause des pesticides et autres insecticides répandus sur les cultures. Courtilière vient du mot « courtil » qui veut dire « jardin clos » en vieux français. Vous pouvez donc également la trouver dans votre potager, votre verger et même dans votre compost. Il prendra bien soin de votre jardin en mangeant limaces, vers de terre et insectes !

Texte et photos : Hedwige Letienne

[TELECHARGER] le comptage du 21 août 2017

En bref: 7003 Huîtriers pies,  328 Spatules blanches, 398 Barges à queue noire, 32 chevaliers guignettes, 99 Sarcelles d’hiver,