[TELECHARGER] le comptage du 07 septembre 2017
En bref: 386 Spatules blanches, 348 Barges à queue noire, 996 Grands gravelots…
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En bref: 386 Spatules blanches, 348 Barges à queue noire, 996 Grands gravelots…
Depuis 2014 nous baguons les poussins de Mouettes mélanocéphales sur la grande colonie de la Maison de la baie de Somme. Ce sont ainsi plusieurs centaines de ces jeunes laridés ainsi que des poussins de Mouette rieuse qui sont bagués avec des bagues couleur par les bagueurs de toute la région Hauts de France. Cette espèce est particulièrement suivie par tous les bagueurs européens véritables « aficionados » de cet oiseau « gitan » des plus nomades. Des oiseaux picards ont été contrôlés dans toute la France, en Espagne, au Portugal, au Maroc, en Angleterre, aux Pays Bas, en Belgique et même en Russie !
RH57 baguée le 28 juin 2016 fut noté le 7 octobre à Wissant (62). Le 25 mai 2017 l’oiseau est à Bullenhausen au sud de Hambourg en Allemagne. Son périple nordique va le porter le 25 août 2017 à Aurland au Nord-Est de Bergen en Norvège ! C’est la première donnée aussi nordique pour cette espèce qui en quelques dizaines d’années a colonisé toute l’Europe de l’Ouest depuis le delta de la Volga en Ukraine !
Texte : Philippe Carruette – Photo : Alexander Hiley
C’est en prenant nos longues-vues dans notre local du pavillon d’accueil que nous avons eu la surprise de rencontrer… un Forficule des sables (Labidura riparia). C’est le plus gros de la famille qui se reconnaît bien à sa couleur claire (sombre chez les perces-oreilles des jardins) adaptée aux zones sableuses. On le rencontre normalement dans la laisse de mer sur la plage où il capture différents invertébrés comme les Talitres (puces de mer) et pond ses œufs dans un terrier. Lucifuge (fuit la lumière) il sort la nuit. Pas évident de faire une photo de cet animal se déplaçant rapidement. On reconnaît ici un mâle à ses cerques (pinces de capture à l’extrémité de l’abdomen) recourbés alors qu’ils sont droits chez les femelles.
Il semble que ce soit une première observation sur le Parc. Cette espèce est en diminution sur nos littoraux du fait notamment de la suppression des laisses de mer lors du nettoyage mécanique des plages, pratique qui néanmoins régresse tant au point de vue de la protection de l’érosion du bas de plage que pour des questions de coût !
Texte : Philippe Carruette – Photo : Alexander Hiley