Le Parc du Marquenterre maintient une grande diversité d’espèces animales et végétales grâce à ses nombreux types de milieux, en perpétuelle évolution. Cette évolution rapide aboutit progressivement à la fermeture des milieux pionniers; vers la roselière ou la saulaie pour le marais, ou en forêt selon les sols et l’altitude.

Les grandes prairies du parc sont maintenues en milieu ouvert grâce au pâturage des chevaux Henson (race locale). Néanmoins un fauchage mécanique estival permet d’éliminer les refus de pâturage car les espèces non appétentes finiraient par s’étendre sur la zone. Les prairies rases sont favorables aux stationnements des oiseaux à marée haute, et à la nidification du vanneau huppé (qui ne s’installe que si l’herbe a une hauteur inférieure à 10 cm).

Les bas marais et dunes notamment à l’entrée et au centre du parc sont pâturés par des bovins Highland cattle, légers et calmes (il est rare de les voir  « piquer un sprint » à l’inverse des chevaux). Ils seront plus nombreux sur le site dans les années à venir du fait de ce caractère paisible, qui ne provoquera aucun dérangement sur l’avifaune.

Les espaces plus restreints comme les îlots, fossés, petits plans d’eau, se ferment encore plus rapidement, notamment sur le début du parcours où la roselière riche en passereaux paludicoles devient malgré tout omniprésente. L’étrépage de la première couche du sol et le fauchage permettent de garder une flore et faune pionnière : une dynamique favorable à la diversité.

Plus prosaïquement, il est aussi tout simplement nécessaire de faucher devant les ouvertures des postes d’observation pour voir ou photographier les oiseaux ! C’est mieux !

Ces travaux sont généralement réalisés très tôt le matin, le temps que les oiseaux reviennent pour l’ouverture au public.

Texte et illustration : Philippe Carruette