Martins-pêcheurs : ils ont bien résisté
Gel à 80% du Parc pendant quelques jours cet hiver, tempête et vents forts créant du clapot à la surface de l’eau ne facilitant pas le repérage des proies : les Martins-pêcheurs ont passé une période bien délicate. Heureusement des eaux libres et calmes sans mouvement ont toujours été préservées.
Le Martin-pêcheur a toujours été la star des photographes et bien entendu aussi de tous les visiteurs. Au moins trois, peut être quatre individus (deux adultes, et un ou deux juvéniles) fréquentent cet hiver tous les postes et le début du parcours, se posant sur les supports mis spécialement à leur disposition, mais aussi les clôtures (poste 1) ou les saulaies aux branches en bordure de plan d’eau.
En période de basses eaux, ils cherchent à pêcher sur les zones les plus profondes (et donc pas au plus près des postes) pour pouvoir capturer les petits poissons… sans risquer de toucher le fond lors de la plongée ! L’”aquadynamisme” à ses limites ! Les poissons cherchent aussi ces zones aux eaux moins chaudes et encore chargées en oxygène. C’est pour cela qu’on le voit souvent varier et changer de poste de pêche pour apprécier la profondeur et la disponibilité des proies.
Et quand, notamment en hiver, rien n’est vraiment favorable, on utilise une autre technique : celle du vol sur place. Notre flèche bleue se transforme alors en colibri ou en Faucon crécerelle pour faire un “vol en Saint-Esprit” au milieu du plan d’eau tête, yeux et bec en poignard tourné vers le bas. La descente est rapide, mais le succès n’est pas toujours au rendez-vous par rapport à la pêche en poste fixe, plus précise et efficace, et surtout moins énergivore…
Car cette technique est épuisante, avec ces rapides battements des ailes courtes, peu adaptées pour la pêche… Et au prix où est l’énergie, il vaut mieux trouver un bon piquet bien stable ! Et puis il faut bien faire comme les “grands” quand au poste 1 au premier plan un martin fait du sur-place au milieu du plan d’eau salé, au pied d’une Grande aigrette, ou lors d’une pêche collective de Grands cormorans… Petit, coloré, mais aussi finaud…!
Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Jean Bail




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