Surprise en cette dernière journée de l’année de croiser sur le sentier un Crapaud commun en pleine activité toute comme un Triton alpestre tout aussi pressé ! Nul doute qu’il partait réveillonner ! Mais pour ces espèces elles ont…trois mois d’avance. D’habitude  elles sortent plutôt vers fin février mars en fonction des conditions météorologiques. Il faut dire que ce matin le thermomètre affiche 13°C et l’humidité ambiante (240 mm en 2 mois ! ) et les jours en (très légère) augmentation  nous donnent des airs de printemps…Cela ne présage nullement sur les températures à venir dans les jours ou semaines qui viennent, les espèces réagissent au quotidien.  A moins,  que pour cette année comme les amphibiens ont été souvent à l’honneur sur le parc, ces deux visiteurs du matin ont juste voulu nous souhaiter une bien  belle année 2018… avant d’aller se recoucher !

[TELECHARGER] le comptage du 22 décembre 2017

En bref : 810 Sarcelles d’hiver, 733 Canards pilets, 9 Garrots à oeil d’or, 1 Harle piette !

Un peu de froid,  premières vraies gelées, c’est une bonne occasion d’offrir comme cadeau de fin d’année… une mangeoire à passereaux. Choisissez la  (ou mieux  construisez la !) toujours  avec un toit qui protège la nourriture des intempéries. Vous la disposez sur un piquet au centre du jardin près d’arbres mais aussi bien visible de votre fenêtre ou de séjour comme une « télévision naturelle » au programme jamais démodé !  Question approvisionnement, faites simple, très simple. Les graines de tournesol conviennent à tous : verdiers, pinsons, mésanges, sitelles Des morceaux de gras de bœuf crus et surtout jamais salés (les aliments salés  sont dangereux et ne sont pas assimilables par les oiseaux sauvages) ou des boules de graisse permettront d’autres acrobaties au peuple des mésanges.  Dans un jardin de Rue sont ainsi baguées chaque année en hiver entre 200 et 350 Mésanges bleues et charbonnières dont certaines ont été ensuite contrôlées dans le Nord Pas de Calais, en Belgique ou aux Pays Bas. Pommes pourries ou poires flétries déposées au sol feront naître querelles et postures d’intimidation aux Merles noirs et Grives musiciennes, vite départagées peu équitablement par les voraces étourneaux au « savoir vivre » disons plus limité

Une mangeoire peut facilement accueillir entre novembre et mars une trentaine d’espèces différentes. Des observations inattendues peuvent avoir lieu comme ce Pic épeiche suspendu aux cacahuètes fraîches avec la coque que vous avez pris soin d’enfiler  patiemment en guirlande à un fil de fer. Une Fauvette à tête noire peut être candidate à hiverner, le mâle avec sa calotte noire, la femelle avec sa calotte marron. Ce sera sans nul doute l’occasion d’observer des espèces plus rares comme le Moineau friquet en total perte d’effectifs dans notre région. Des Gros becs nous sont signalés dans beaucoup de mangeoires suite à la belle migration d’octobre. Une mangeoire n’est d’autant plus attractive que si votre jardin est riche en buissons, haies et arbres fruitiers. Eléments importants :  n’activez votre mangeoire que de novembre à février et pensez à désinfectez de temps en temps le plateau à l’eau de Javel pour éviter les risques d’infections.  Vous n’êtes vraiment pas bricoleur ? Vous trouvez des mangeoires dans les jardineries, ou aux boutiques de la Maison de la Baie à Lanchères ou au parc du Marquenterre et deux excellents bouquins aux éditions Delachaux et Niestlé : « Nourrir les petits animaux en hiver » et « la Nature sous son toit » de Jean François Noblet.

[TELECHARGER] le comptage du 17 décembre 2017

En bref : 866 Sarcelles d’hiver, 516 Canards pilets, 122 Fuligules morillons, 7 Garrots à oeil d’or…

De nombreux visiteurs du Parc nous signalent la venue de Grosbecs casse-noyaux à leur mangeoire. Heureuse surprise de ce bel oiseau aux chaudes couleurs hivernales pour les adultes. Farouche et discret, il est rare dans les mangeoires, tout du moins dans notre région alors qu’il y est beaucoup plus régulier dans l’est de la France et dans les secteurs plus boisés.  Cela coïncide avec un remarquable passage migratoire le long de notre littoral à la mi-octobre avec des matinées à plusieurs centaines d’oiseaux comptés. Les graines de tournesol sont, comme pour la majorité des autres espèces, la nourriture idéale pour cette espèce !

 

 

[TELECHARGER] le comptage du 06 décembre 2017

En bref : encore quelques échassiers (Grande Aigrette 3, Spatule blanche 32…), effectifs bas pour l’instant de canards (Sarcelle d’hiver 701, Canard pilet 389, Canard souchet 108…), quelques barges et vanneaux, pluviers dorés, 5200 Huîtriers-pie côté estuaire…