La douceur du mois de février, avec des vents d’ouest et des pluies fines régulières, a réveillé de manière bien précoce les batraciens. Déjà des Crapauds communs peuvent être tirés de leur torpeur hivernale dès mi-janvier, vite renvoyés à leur pénates avec un coup de froid. Normalement les premières de sortie sont les Grenouilles rousses, particulièrement résistantes au froid ; ce sont elles qui se reproduisent sur les lacs gelés d’altitude de montagne. 

Avec 12° C en journée, des pluies  constantes et parfois un rare rayon de soleil – février est normalement le mois le plus froid en Picardie… – les petits mâles de Crapauds communs donnaient de la voix dès le 11 février (la Saint Valentin approche !) et on a pu observer ce même jour la première sortie d’un mâle et d’une femelle accouplés sur un sentier. Ayant hiberné dans le sol, ils cherchent à retrouver si possible leur mare de naissance. Pour s’orienter, ils se basent sur le chant des autres mâles déjà arrivés, sur les astres et, comme pour  les poissons migrateurs, grâce à l’odorat avec le “bouquet” olfactif de la mare natale probablement acquis lors du long développement larvaire. Il va falloir parfois crapahuter plus d’un kilomètre pour rejoindre ce meeting-spot conjugal ! 

Ces vagues printanières de crapaud se succèdent en fonction de la température (plus de 8C°, idéalement 12C°) et un taux d’humidité de 60% en journée avec des nuits nuageuses favorisant le maintien de ces conditions. Croisés sur les chemins sableux du Parc, effrayés, ils ont tendance à s’aplatir sur le sol en se gonflant pour les grosses femelles, les mâles pouvant faire de petits sauts, même si normalement ils sont plus coutumiers d’une marche lente. Heureusement sur nos sentiers ils n’ont pas le risque des voitures !  

Lors de l’amplexus, mâle s’accroche sur le dos d’une  femelle de passage grâce aux callosités nuptiales sur les trois doigts des pattes avant, bien cramponnées aux flancs de la femelle. Mais il n’y a pas de fécondation interne. Dès l’émission des ovules par la crapaude, il s’empresse de les féconder en émettant ses spermatozoïdes dans l’eau (fécondation externe). Quelques mâles extérieurs au couple peuvent aussi s’inviter à la fête ! 

L’expulsion des œufs (5000 à 7000) en deux longs cordons de deux mètres est lente, jusqu’à une douzaine d’heures. Ces chapelets doivent rester étirés et espacés et ne pas s’entrecroiser sinon il n’y a pas ou peu de développement des embryons.  Si tout va bien, après la survie d’un têtard sur 100, notre beau crapaud pourra atteindre l’âge de 15 à 20 ans, et on parle même d’animaux captifs ayant atteint 36 ans ! Il faut dire que les mâles ne se reproduisent qu’à 2 ou 3 ans, et les femelles à 3 ou 4 ans sans forcément pondre tous les ans !

Pour attirer les femelles sur les mares de ponte, les mâles émettent de petits cris plaintifs  émis dans l’eau ou sur terre “crouit crouit crouit” (pas évident d’imiter le crapaud…). Ils sont aussi émis lors d’un conflit avec un autre mâle. À l’inverse d’autres batraciens, ils n’ont pas de sacs vocaux. Normalement, les femelles bien plus massives sortent un peu plus tard. Tous deux ont néanmoins de superbes yeux… de crapaud à l’iris orangé ou cuivré à faire émerveiller le plus blasé des naturalistes ! 

Mais attention aux coups de froid tardifs, l’année dernière durant deux jours des mâles ont été retrouvés morts en nombre, très amaigris et flasques sur les plans d’eau avec le gel des bords de berge. 

Les Tritons alpestres et ponctués sont aussi de sortie, certains avaient même pointé le bout de leur nez dès fin janvier, avec des sorties autour du pavillon d’accueil où  l’eau de la panne se réchauffe vite grâce à sa situation de cirque entre deux dunes. 

Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Philippe Carruette, Cécile Carbonnier

Une apparition estivale remarquée

Sur les plages de Cayeux-sur-Mer, du Crotoy ou encore de Saint-Valery-sur-Somme, les promeneurs rencontrent de plus en plus souvent d’étranges masses gélatineuses échouées sur le sable. Il s’agit de Rhizostoma pulmo, une espèce de méduse impressionnante par sa taille, parfois surnommée “méduse chou-fleur”, “méduse poumon” ou “méduse blanche”.

Portrait d’une géante inoffensive

Originaire des eaux tempérées de l’Atlantique Est et de la Méditerranée, Rhizostoma pulmo peut atteindre jusqu’à 60 cm de diamètre et peser plusieurs kilos. Son ombrelle épaisse, translucide ou parfois bleuté et bordée de reflets violacés, lui donne une allure spectaculaire. On la surnomme “méduse chou-fleur” car ses bras buccaux, épais et ramifiés, rappellent les bouquets serrés d’un chou-fleur, surtout lorsqu’elle est échouée sur le sable.

Contrairement à d’autres méduses, ses tentacules urticants sont peu développés et son venin est très faible. Le contact peut provoquer une légère irritation cutanée, mais elle est considérée comme inoffensive pour l’homme.

Pourquoi la trouve-t-on dans la baie de Somme ?

Ces échouages sont liés aux courants, aux marées et parfois aux vents qui ramènent les méduses vers le rivage. La baie de Somme, riche en plancton, constitue un milieu nourricier favorable pour ces cnidaires. Le réchauffement des eaux côtières pourrait aussi expliquer leur présence de plus en plus fréquente dans la Manche et sur les côtes de la Picardie maritime.

Un rôle écologique essentiel

Souvent perçue comme une nuisance, la méduse joue pourtant un rôle important dans l’équilibre marin. Elle se nourrit de zooplancton et constitue elle-même une ressource alimentaire pour quelques prédateurs : poissons-lunes, tortues marines (Tortues luths). Leur abondance renseigne aussi les scientifiques sur l’état des écosystèmes côtiers !

Conseils aux promeneurs

Si vous croisez une Rhizostoma pulmo lors de vos balades à Cayeux-sur-Mer ou au Crotoy… :

  • Observez-la sans la toucher ;
  • Expliquez aux enfants que cette méduse est inoffensive mais fragile ;
  • Ne la ramenez pas à l’eau, car une fois échouée elle ne survit généralement pas.

La baie de Somme n’abrite pas seulement phoques et oiseaux migrateurs : elle est aussi le théâtre de la vie mystérieuse des méduses, témoins discrets de la richesse biologique de nos côtes.

Texte et illustration : Maxim Laurin

Quel plaisir de retrouver le chant de la Rainette arboricole ce 16 mars ! Elle est de sortie dès la fin des nuits de gel et du vent d’est qui a duré une dizaine de jours… et que l’on a bien ressenti ! Mais le froid extérieur n’est pas qu’une impression de nanti pour un batracien, dont le corps a la même température que l’air ambiant ! 

La Rainette est relativement commune en Picardie, surtout sur les marais arrière-littoraux, mais attention : elle est classée « Vulnérable » sur la liste rouge des espèces en France, et même fortement menacée de disparition dans certains départements. 

Un hameau de la capitale du Marquenterre, la petite ville de Rue, porte le nom de Canteraine c’est-à -dire “Chante la Rainette”. Et en effet, dans les jardins nature, elle y est bien présente. Elle fait,  à juste titre, le bonheur des photographes quand elle se dore au soleil sur les feuilles, les roseaux ou les rambardes de bois. Elle a la particularité de pouvoir grimper dans la végétation grâce à ses ventouses aux pattes. 

Il faut dire que sa couleur vert tendre (pomme Granny comme je dis aux enfants) est particulièrement photogénique ! Mais elle peut changer de couleur en fonction de la température ambiante, de l’hydrométrie et du support où elle se trouve. Un rayon de soleil, et notre petite grenouille revêt une bien jolie couleur dorée, véritable petite pépite d’or ! Dans les années 2000, un individu bleu a même été observé sur le parc du Marquenterre, couleur plus fréquente chez la Rainette méridionale.

Attention, le matin quand la Rainette se dore au soleil au Parc, sur une rambarde ou une feuille de ronce, il ne faut jamais oublier que pour elle ce comportement est une activité  capitale et même vitale pour reprendre chaleur et énergie afin, ensuite, de partir en quête de nourriture. Approcher trop près son appareil photo peut la déranger et la faire repartir dans la végétation, sans qu’elle ait pu recharger suffisamment ses batteries… Vous vous voyez dérangés durant votre sieste dominicale ?!

Texte : Philippe Carruette / Illustration : Alexander Hiley

La douceur du mois de février, avec des vents de sud et des pluies fines régulières, a réveillé de manière bien précoce les Amphibiens. Déjà des Crapauds communs peuvent émerger de leur torpeur hivernale dès mi-janvier ; néanmoins ils sont vite renvoyés à leur pénates avec un coup de froid. 

Les premières sorties sont les Grenouilles rousses, particulièrement résistantes au froid – ce sont elles qui se reproduisent sur les lacs gelés d’altitude de montagne – ; elles sont déjà venues pondre le 23 février en soirée sur les dépressions humides entre les postes 8 et 10, grâce aussi à une température de l’eau supérieure à 5°C. Les mâles émettent de nuit, sur et sous l’eau, des “grouk grouk”, grognements discrets, avec leurs sacs vocaux internes pour attirer ces dames dans leur piscine naturelle. Les pontes (de 700 à 4000 œufs bicolores, noirs avec une tache claire au-dessous) sont déposées en quelques jours en amas à la surface de l’eau.

Avec parfois 12°C en journée, l’humidité constante et un rare rayon de soleil (février est normalement le mois le plus froid en Picardie…) les Crapauds communs étaient aussi de sortie ces derniers jours, notamment les petits mâles dont on a entendu les premiers chants le 14 février (Saint Valentin oblige !) ; un mâle et une femelle ont été observés sur un sentier le 24 février. Ce sont de petits cris plaintifs émis dans l’eau ou sur terre – “crouit crouit crouit” (pas évident d’imiter le crapaud !) – surtout lors d’un conflit avec un autre mâle. Les femelles bien plus massives sortent normalement un peu plus tard. Tous deux ont néanmoins de superbes yeux… de crapaud, à l’iris orangé ou cuivré, à faire s’émerveiller le plus blasé des naturalistes ! 

Mais attention aux coups de froid tardifs : l’année dernière durant deux jours des pauvres petits mâles avaient été retrouvés morts en nombre sur les plans d’eau dans le gel des bords de berge…

Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Alexander Hiley, Cécile Carbonnier 

En ce moment au Parc du Marquenterre, il faut scruter attentivement les feuilles de ronces. Un petit amphibien s’y dissimule. C’est la Rainette verte ou Rainette arboricole. Eh oui il n’y a pas que des mûres ! D’autant qu’il vaut mieux les laisser pour les passereaux qui refont le plein de glucides avec ces fruits et d’autres baies. 

Doté d’une coloration à dominante vert pomme et d’une ligne médiane se prolongeant sur les flancs – contrairement à sa cousine la Rainette méridionale – son mimétisme presque parfait la rend difficile à observer dans la végétation. Mais évidemment pas pour les guides naturalistes !  

Cette petite grenouille appartient à l’ordre des anoures, ce qui signifie qu’ils sont dépourvus de queue une fois adulte, contrairement aux urodèles représentés par les tritons et les salamandres. 

Les milieux de vie de prédilection de la Rainette verte sont les mares à végétation palustre. Cet animal est nocturne. Son régime alimentaire est principalement constitué d’insectes volants qu’elle attrape aisément grâce à sa langue gluante.

Dès le mois d’avril et jusqu’au début de l’été, elle se fait remarquer par son chant puissant et beaucoup plus rapide que celui de la Rainette méridionale. C’est à cette période que les femelles, guidées par le chant des mâles, rejoignent les places d’accouplements. Les œufs sont déposés en paquets et éclosent 10 à 15 jours plus tard. Son chant automnal, quant à lui, est plutôt diurne, et se laissera entendre jusqu’en novembre, période où elle se cachera pour hiberner…

Texte et illustration : Foucauld Bouriez

Petite présentation

L’épinoche est un superbe poisson de petite taille (4 à 10 cm), arborant au printemps un œil bleu, un ventre rouge et un dos bleuté. Espèce exotique d’aquarium ? Pas du tout ! On la retrouve dans les cours d’eau de bonne qualité, les fleuves au courant calme, les étangs et les mares, partout en France. 

Un physique particulier

De la famille des Gastérostéidés, l’épinoche est un poisson osseux d’eau douce. En effet, ses flancs ne sont pas vraiment couverts d’écailles, mais plutôt de petites plaques osseuses. Sur son dos, une rangée d’épines – 3 chez l’Épinoche à trois épines (Gasterosteus aculeatus) présente sur le Parc ; sous son ventre, non pas des nageoires comme la plupart des poissons, mais des épines pelviennes lui servant de protection face à ses prédateurs (oiseaux, amphibiens, poissons carnivores). 

Des similitudes avec les oiseaux

Tout comme nos protégés à plumes, l’épinoche mâle arbore une nouvelle tenue au printemps. En effet, à partir de mars, période de nidification, ce poisson se prépare aux parades amoureuses. Le mâle construit alors un nid à base de végétaux entrelacés liés par un mucus qu’il sécrète, afin d’attirer les femelles. Il les séduira par une danse nuptiale et mettra alors tous ses beaux attributs en avant ! La femelle, conquise, pondra ensuite ses œufs dans le nid. Papa poule, l’épinoche mâle protège sa progéniture, qu’il ventile, créant ainsi un courant porteur d’oxygène. L’éclosion a lieu 8 à 10 jours plus tard, et les alevins bénéficieront de la protection de leur père modèle, jusqu’au grand jour du départ. 

État des populations 

Bien que muni d’une armure, ce petit poisson, pourtant autrefois considéré comme très résistant et abondant, est en forte régression. En cause, la pollution  générale de l’environnement, la dégradation des zones humides, ainsi que l’utilisation des pesticides. Encore classé en “préoccupation mineure” sur la liste rouge des espèces menacées, à nous de le protéger, lui et son milieu, afin de préserver ce petit bijou hors norme, essentiel à l’équilibre de nos plans d’eau !

Texte : Maxime Petit / Illustration : Gilles San Martin (Licence Creative Commons)

Le Parc du Marquenterre nous offre chaque jour son lot d’observations palpitantes, dignes des plus grands films fantastiques. La preuve avec ce Lézard vivipare (Zootoca vivipara) grimpé au sommet de sa ganivelle, tel King Kong sur le toit de l’Empire State Building…

Appartenant à l’ordre des squamates – du latin squama signifiant “écaille” – et à la famille des Lacertidés – les lézards – ce petit reptile au corps à peine aplati mesure entre 12 et 18 cm de long. Ses pattes sont courtes, son museau tout arrondi ; son ventre est orangé et son dos brun, gris ou roux, décoré de lignes et d’ocelles variées.

À l’instar des serpents et des tortues, les lézards ont une température corporelle variable : leur métabolisme ne produisant pas suffisamment de chaleur, ils sont totalement dépendants des conditions environnementales qui influencent leurs fonctions vitales – on parle d’animaux ectothermes. Donc point de fainéantise chez eux ! S’ils lézardent au soleil, sur une pierre ou une souche, c’est tout simplement pour réguler leur température ! 

Une fois leur petit corps réchauffé, ils partent en quête d’insectes, d’araignées et de vers à manger. Et lorsque la saison froide arrive, hop, ils se cachent pour hiberner, et roupillent jusqu’au retour des beaux jours…

Notons toutefois que notre Lézard vivipare supporte sans broncher le climat picard et les rigueurs du Marquenterre, où il fréquente les milieux frais et humides tels que les prairies et les abords de marécages. C’est d’ailleurs le reptile le plus septentrional au monde : on le rencontre jusque dans le nord de la Scandinavie, et il n’hésite pas à grimper en altitude, s’aventurant même dans les tourbières et les lisières forestières de montagne.

Signe de cette adaptation aux conditions frisquettes, la plupart des femelles sont ovovivipares : au lieu de pondre leurs œufs, elles les gardent bien au chaud dans leur bedon, et mettent au monde des petits déjà formés et autonomes. Pratique pour pallier le manque de chaleur !

Alors si vous croisez ce Godzilla miniature au détour d’un sentier, sachez profiter de sa compagnie… mais ne vous approchez pas trop ! Sans quoi il vous prendrait pour un prédateur éventuel. Et quand il a peur, le Lézard vivipare prend la fuite, abandonnant derrière lui sa queue qui continue à gigoter pendant plusieurs minutes ; on appelle ce réflexe de mutilation l’autotomie. La diversion est bluffante !

Une nouvelle queue repoussera – non non, ce n’est pas de la science-fiction – mais attention, ce pouvoir de régénérescence est à usage unique ! Donc ne le dérangeons pas… et apprécions sa présence comme on savoure un bon film !

Texte et illustrations : Cécile Carbonnier

La douceur du mois de février, avec des vents de sud et des pluies fines régulières, a “reveillé” de manière bien précoce les batraciens. Déjà des Crapauds communs étaient sortis de leur torpeur hivernale dès mi-janvier, vite renvoyés dans leurs pénates avec le coup de froid… 

Les premiers amphibiens observés sont généralement les Grenouilles rousses particulièrement résistantes au froid ; ce sont elles qui se reproduisent sur les lacs d’altitude de montagne. Elles ont déjà commencé à  pondre dans les pannes en soirée, où la température de l’eau est supérieure à 5°C. Les mâles émettent sur et sous l’eau des “grouk grouk” avec leurs sacs vocaux internes, sortes de grognements discrets visant à attirer ces dames dans leur piscine naturelle. Les pontes – de 700 à 4000 œufs bicolores, noirs avec une tache claire au-dessous – sont déposées en quelques jours en amas à la surface de l’eau.

Avec 15°C en journée (février est normalement le mois le plus froid en Picardie…!) les Crapauds communs étaient aussi de sortie ces derniers jours, notamment les mâles, dont on a entendu les premiers chants le 15 février. Ce sont de petits cris plaintifs émis dans l’eau ou sur terre, “crouit crouit crouit”, surtout lors d’un conflit avec un autre mâle. Les femelles bien plus massives sortent souvent un peu plus tard. Tous deux ont néanmoins de superbes yeux à l’iris orangé ou cuivré, à émerveiller le plus blasé des naturalistes ! Cette année, triste surprise, de nombreux petits mâles sont retrouvés morts sur les bords de chemins, tout flasques, en position sur le dos sans blessure ni maladie apparente. Est-ce dû à un manque de nourriture, ou bien à un affaiblissement lié à cette succession de réveils et de retours à l’hibernation au fil des mois… ? 

Mais nul doute que les batraciens sont les victimes les plus touchées de l’appauvrissement et de la banalisation globale de nos milieux ruraux.

Texte : Philippe Carruette / Illustrations : Alexander Hiley, Cécile Carbonnier