Le samedi 22 février une femelle adulte de Faucon pèlerin entame un piqué sur un groupe de Sarcelles d’hiver. Gênée par le vent, elle n’arrive pas à redresser sa trajectoire pour capturer un des oiseaux. Finalement, elle se pose sur le cadavre ancien d’un Goéland marin adulte et commence à le plumer avant de s’en désintéresser. Elle reviendra quelques minutes plus tard en entamant cette fois ci la chair.

 

 

En consultant la littérature abondante sur le Faucon pélerin, on ne mentionne jamais le côté charognard chez cette espèce que l’on retrouve chez de nombreuses autres espèces de rapace (buses, milans, busard des roseaux, aigles…). Le Faucon pèlerin se nourrit en effet presque exclusivement d’oiseaux capturés envol, les observations de captures de mammifères ou de batraciens restent bien rares. Il se peut que la longue période de vent très handicapante par la chasse des rapaces diurnes et surtout nocturnes, a obligé le rapace à se reporter sur un repas bien moins noble…

Déjà l’année dernière, une femelle de Pèlerin de deux ans avait, par grand vent, en un vol rasant capturé au sol une Foulque. Autre surprise, cet oiseau est porteur d’une bague couleur qui va nous permettre de connaître son origine dans un contexte d’expansion de l’espèce notamment dans les milieux urbanisés permettant le baguage des poussins au nid.

Photos: Armelle et Jean Claude Guillo