C’est parti, les jeunes cigognes après s’être bien entraînés sur le nid en faisant du « trampoline » ont pour la plupart quitté le nid. L’atterrissage n’est pas encore parfait et la maîtrise du vol plané pas encore optimale mais le résultat est prometteur.

Posé au sol, si se nourrir est inné pour les juvéniles, il faut quand même apprendre (on peut bien être doué mais si on ne travaille pas…). Il est intéressant de voir ainsi les cigogneaux au pied de la héronnière harponnant une écorce de pin, une tige de graminée qui bouge au vent, ou s’énerver sur une branchette feuillue d’argousier. Eh oui quand on niche à 25 mètres du sol tout est nouveau sur le plancher…des cigognes ! Et je ne vous dis pas quand on arrive dans le marais au contact de l’eau !

Profitons de les observer au maximum ; ces juvéniles au bec sombre et au plumage neuf, dans quinze jours elles seront sur la route de l’Espagne et du Portugal. Seuls, sans les parents qui eux vont migrer en août-septembre après avoir fait leur mue. Certaines cigognes passeront peut être Gibraltar et gagneront le Mali, le Niger ou la Mauritanie. Et bien peu hélas reviendront dans notre région !

 

Texte : Philippe Carruette / Illustration : Alexander Hiley