Plus d’un millier de canards pilets, des centaines de Pluviers dorés, des vagues de Vanneaux huppés…. C’est au poste 7 qu’en hiver les effectifs d’oiseaux sont les plus importants.

La prairie inondée avec son niveau d’eau peu profond et sa vue dégagée leur convient parfaitement comme reposoir. Que cela soit en Baie, dans les pâtures non loin du Parc, ou les marais à l’intérieur,  leur « mangeoire » se trouve un peu plus loin.

Ce n’est pas étonnant que ce tapis d’oiseaux d’eau attire quelques prédateurs… Le passage d’une Buse variable, un Busard des roseaux ou même un Goéland marin suffit pour semer un état de panique. Mais les oiseaux sont doués en identification des rapaces, parfois même plus que nous ! Un Busard des roseaux, malgré sa taille importante est vite identifié comme un oiseau « non-dangereux » .  Seuls les vanneaux et pluviers, plus sensibles aux dérangements, décollent mails ils se reposent aussitôt, ayant compris que le busard ne pose pas de risque. Une Buse variable qui plane au-dessus de la prairie aura le même effet.

Par contre la silhouette du Faucon pèlerin  quant à elle est de suite identifié comme menaçante.  Même s’il est plus petit que le busard ou la buse  proportionnellement il est beaucoup plus puissant. C’est un véritable avion de chasse ! Il plane en altitude tout en repérant une proie potentielle. Puis, les ailes pointues repliées contre son corps pour un maximum d’aérodynamisme, il « pique » à une vélocité incroyable. S’il réussit son assaut sa proie meurt sous la force de l’impact. Si son premier coup est raté il poursuit sa proie à haute vitesse.

Nicheur très localisé, le Faucon pèlerin se reproduit en petit nombre (environ 2 couples estimés)  sur les falaises du Bois de Cise et Mers-les-bains au sud de la Baie de Somme. Ayant quitté le nid les juvéniles passent un certain temps à s’entraîner à la chasse autour de leur site de naissance avant de s’émanciper et de concrétiser leurs actions de chasse sur les plans d’eau du Parc.

Crédit photo: Olivier Margollé ©

5 réponses
  1. Michel FLEURY dit :

    Avez-vous déjà pu filmé cet oiseau en action, comme vous le décrivez si bien.
    f »licitations pour vos articles passionnants et instructifs.
    M.F.

  2. Véronique dit :

    C’est incroyable cette capacité d’identification. Philippe nous en avait parlé lors de notre venue au parc cet été.
    Amitiés à Philippe et bon week-end à tous.

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