Cette année, les Bécassines des marais sont bien présentes sur le Parc, notamment le long des berges en assec bordées de roselière (merci l’été sec !). Elles profitent des vasières découvertes et du faible niveau d’eau pour se nourrir de vers, larves et autres invertébrés aussi bien en eau douce que saumâtre. Qu’un danger la survole, qu’un bruit suspect l’a mette en alerte, et elle s’aplatit aussitôt pattes fléchies, prête à se propulser comme un « ressort volant ». Le gros œil noir très en arrière de la tête (pratique pour voir derrière soi et de nuit notamment quand on est absorbé à sonder) reste toujours interrogateur. Le vol rapide est très dépensier en énergie, elle quitte un site de gagnage riche qu’à contrecœur et en dernière minute uniquement quand le danger se précise.

Texte : Philippe Carruette – Photo : Michèle Peter.